Élection présidentielle Ivoirienne 2020 : la candidature d’Alassane Ouattara au cœur de tous les débats

Il est important de mentionner que depuis l’annonce de la décision du président sortant ivoirien de briguer un troisième mandat présidentiel en candidatant à l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, plusieurs affrontements et manifestations ont eu lieu. À seulement quelques semaines de la date du scrutin, le débat fait toujours rage dans le camp de l’opposition. Après ses deux mandats, le président ivoirien peut-il briguer un nouveau mandat ? Les membres de l’opposition sont formels, en briguant un troisième mandat, Alassane Ouattara viole la constitution ivoirienne.

La candidature de Ouattara est anticonstitutionnelle

L’ex-Premier ministre, sous la présidence de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan qui est aussi candidat à la présidentielle en Côte d’Ivoire, prévu pour le 31 octobre prochain, a déposé une requête afin de faire invalider la candidature du président sortant Ouattara. Cette requête, qui a été présentée le 6 septembre dernier, et parvenue à l’agence française de presse, le lendemain, affirme que le Front populaire ivoirien et Pascal Affi N’Guessan demandent au Conseil constitutionnel de déclarer la candidature du président ivoirien inéligible en la rejetant.
En effet, tandis que la Constitution limite le nombre des mandats présidentiels à seulement deux, l’annonce de briguer un troisième mandat du président sortant a provoqué plusieurs actes de violence au cours des manifestations organisées durant le mois août dernier.
Selon les partisans du président ivoirien, le changement de Constitution en 2016 a permis de remettre les compteurs des mandats à zéro, un argument qui est contesté par le Front populaire ivoirien.

La nouvelle constitution ivoirienne

La mise en place de la nouvelle Constitution ivoirienne en 2016 pourrait-elle remettre ses deux précédents mandats à zéro ? Selon le texte de loi, la réponse est clairement négative, et ce, sans aucune ambiguïté.
Il est clair que la société civile et les différents acteurs politiques s’inquiètent de la situation actuelle en Côte d’Ivoire, en craignant une montée de tension comme c’était le cas dix ans auparavant suite à la crise post-électorale de 2010. Cette crise est née essentiellement du refus de Laurent Gbagbo, le président sortant de reconnaître les résultats du scrutin.
Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de Laurent Gbagbo, a assuré qu’il est essentiel de reporter la présidentielle en Côte d’Ivoire. En effet, l’ancien chef des Jeunes Patriotes affirme qu’à seulement quelques semaines des présidentielles de 2020 en Côte d’Ivoire, le pays compte déjà des morts lors des manifestations contre la candidature de Ouattara. C’est des signes annonciateurs de ce qui pourrait avoir lieu après et pendant les élections.