Élection présidentielle ivoirienne 2020 : le dernier round d’Alassane Ouattara

Alors que le président sortant Alassane Ouattara a assuré qu’il ne briguerait pas un troisième mandat pour la prochaine présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire qui aura lieu le 31 octobre prochain, une annonce qui a été unanimement saluée, il a décidé de repartir en campagne après le décès de son dauphin, le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly. Une décision qui a cristallisé toutes les tensions. En effet après avoir déclaré durant le mois de mars dernier qu’il compte laisser la place à la nouvelle génération, le président sortant qui a 78 ans se lance dans son dernier round.

Ouattara se lance en campagne présidentielle

Le président sortant a choisi la fête nationale du Côte d’Ivoire afin d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, devant des dizaines de militants. Évoquant le cas de force majeure, le président sortant assure que par devoir de citoyen, qu’il a décidé de briguer un troisième mandat, pour la présidentielle en Côte d’Ivoire du 31 octobre 2020.
Alors que les membres de l’opposition assurent que la candidature du président est anticonstitutionnelle, Alassane Ouattara et les membres de son parti RHDP, assurent que le décès subit du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, le 8 juillet dernier qui était le candidat désigné pour la succession du président sortant, ainsi que l’appel des concitoyens ivoiriens ont poussé Ouattara à se présenter de nouveau à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. Néanmoins, selon les experts, se sont plutôt les appels de détresse des militants du parti au pouvoir qui ont réclamé la candidature du président sortant, par peur de lâcher les commandes du pays, surtout après la disparition de l’héritier du trône.

Parcours du président sortant

Le parcours professionnel et académique du président sortant ivoirien est celui du parfait technocrate. Grâce à un doctorant en sciences économiques à l’université de Philadelphie, Alassane Ouattara a occupé un poste au sein du Fonds monétaires international à Washington en 1968. Après 5 ans d’expérience, Alassane Ouattara a pu intégrer la Banque centrale de la BECEAO en occupant le poste de chargé de mission ensuite le poste de conseiller du gouverneur et puis celui du directeur des études. Une ascension qui se poursuit au sein de la FMI en occupant en 1984 le poste de directeur du département Afrique, avant d’avoir le poste de gouverneur de la BCEAO suite à la demande du président ivoirien de l’époque Félix Houphouët-Boigny. Ce dernier en 1990, confie à Alassane Ouattara la présidence d’un comité chargé de la réalisation et la mise en place du programme de relance et de stabilisation.