Le Togo table sur l’emploi, le commerce et les mines pour relancer l’économie

Sauvegarder l’emploi, relancer le secteur minier et l’activité commerciale, tels sont les trois piliers principaux de la stratégie de relance de l’économie togolaise après la crise due à la pandémie du nouveau coronavirus.
D’après, les journaux togolais en ligne, la Banque Africaine de Développement (BAD) compte lancer un fonds de près 225 millions de Francs CFA destiné essentiellement à la reprise des sociétés – notamment les TPE – touchées par la Covid-19.
Le Plan National de Développement (PND) 2019-2023, présenté en janvier par le chef de l’Etat du Togo, Faure Gnassingbé, s’est donné comme but de sauvegarder l’emploi et de relancer l’activité économique, pour atténuer les effets économiques du nouveau coronavirus sur les sociétés, a indiqué Victoire Dogbé, ministre du Développement à la Base, de l’Artisanat et de la Jeunesse.
Le PND est un dispositif de quatre ans mis en place par l’Etat togolais afin de se départir des conséquences socio-économiques causées par le coronavirus, pire ennemi de l’Humanité. Le fonds sera décaissé par la BAD (Banque Africaine de Développement) aux coopératives de crédit et d’épargne (SACCO), aux institutions de microfinances, et aux banques commerciales qui, ensuite, prêteront aux sociétés éligibles.
Le fonds financera les PME (petites et moyennes entreprises) liées aux chaînes d’approvisionnement mondiales ainsi que des projets dans des secteurs d’activité comme la logistique, le transport, la construction, l’agro-alimentaire et l’hôtellerie.
Un plan de relance accéléré vient d’être adopté au niveau du secteur minier. Il s’agit d’une palette de dispositions qui, selon Faure Gnassingbé, le président togolais, devrait permettre de booster les investissements dans ce secteur.
Ces dispositions portent essentiellement sur la formalisation du commerce régional, la réorganisation de l’exploitation ou l’octroi plus rapide de licenses afin de soutenir les activités d’exportation et à valeur ajoutée ainsi que les raffineries locales et les fonderies.

Le gouvernement s’attaque au sous-emploi des jeunes

Selon, la ministre de la jeunesse et l’emploi des jeunes, Victoire Tomegah Dogbé, l’emploi des jeunes diplômés représente à ce jour un enjeu majeur pour la République togolaise. Les autorités reconnaissent même la menace que représente l’accroissement du chômage (ou du sous-emploi) des jeunes pour la stabilité et la paix. Le PEJ (Programme emploi des jeunes) a été validé en début de septembre. Celui-ci sera adossé au document d’orientations stratégiques et politiques du plan d’action pour l’emploi des jeunes (PAEJ), adopté en janvier 2019. Ce nouveau programme a pour principal objectif d’aider à l’accélération de la croissance économique, au recrutement et à la création d’emplois.