Présidentielles ivoiriennes 2020 : l’opposition cherche une nouvelle stratégie

À moins d’un mois du scrutin de l’élection présidentielle ivoirienne de 2020, l’opposition espère riposter sans pour autant tirer à boulet rouge sur le Conseil constitutionnel, qui a accepté la candidature du président sortant Alassane Ouattara aux présidentielles en Côte d’Ivoire, alors qu’il brigue son troisième mandat. Selon les membres de l’opposition, durant ces présidentielles, il se profile un duel assez probable entre le président sortant Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, l’ex-président ivoirien et représentant de l’opposition.

Les candidats des présidentielles de 2020

Le 14 septembre dernier, le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé publiquement la liste des prétendants qui sont en cours au palais présidentiels retenus pour les élections présidentielles ivoirienne de 2020, qui sont prévues pour le 31 octobre prochain. Ainsi, le Conseil constitutionnel a déclaré éligibles 4 candidats sur 44, dont l’ex-président ivoirien et représentant de l’opposition Henri Konan Bédié, ainsi que le président sortant, Alassane Ouattara, sans oublier Kouadio Konan Bertin et Pascal Affi N’Guessan. Mamadou Kiné, le président du Conseil constitutionnel ivoirien, a jugé que rien n’empêche que le président sortant d’être candidat à sa propre succession aux présidentielles en Côte d’Ivoire du 31 octobre 2020, au niveau de la nouvelle Constitution promulguée, le 8 novembre 2016.
D’après le magistrat la Constitution de novembre 2016 marque le début de la 3e République avec la mise en place d’un poste de vice-président, d’un sénat ainsi que d’autres institutions. Ainsi, la demande de candidature pour l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 de Alassane Ouattara n’a pas été rejetée, malgré plusieurs requêtes demandant l’annulation de sa 3e mandat.
Toutefois, le Conseil constitutionnel a du rejeté prés de 40 dossiers de candidatures jugeant comme non conforme au Code électoral, comme c’est le cas du dossier de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et l’ancien chef rebelle Guillaume Soro, qui ont été radiés par la Commission électorale indépendante.

La validation de la candidature du président ne passe pas

Selon plusieurs analystes, malgré que l’argument présenté par le Conseil constitutionnel pour la validation de la candidature du président sortant aux présidentielles met fin à la controverse d’un point de vue juridique, toutefois, elle ne résolut pas son contenu discriminatoire et la contestation sociale qui manifeste dans le pays. Il est évident que l’inquiétude de créer des actes de violence dans le pays avec l’arrivée imminente du scrutin, est assez palpable.
Afin d’éviter le scénario de la crise post-électorale de 2010, l’opposition a eu recours à la Cour africaine afin de mettre la pression sur le gouvernement ivoirien pour réformer la commission électorale qu’il juge sous l’autorité du pouvoir. Afin d’assurer des présidentielles de 2020 en Côte d’Ivoire, transparentes et crédibles il est important que la commission électorale soit indépendante.