Quels défis pour le secteur des infrastructures au Togo ?

La construction des infrastructures est l’un des moyens d’assurer le développement d’un pays. Convaincu de cela, le Togo, à travers l’élaboration de sa politique de grands travaux, entend construire de nouvelles infrastructures qui pourront à terme être non seulement des éléments d’attrait des investisseurs étrangers, mais également un facteur de développement des échanges nationaux. Cela contribuerait à donner un souffle nouveau aux activités économiques dans le pays.

Persuadé de cela, le gouvernement de Faure Gnassingbé, à travers le ministère des infrastructures et du transport, a consacré ces dernières années des investissements importants pour sa modernisation. Des milliards de FCFA ont donc été mobilisés pour renforcer les aménagements. Tenant compte des chiffres du ministère, au total 1 168 km de routes ont été renouvelées et modernisées.

Quelques acquis en terme d’infrastructures

Á cela, pourrait s’ajouter des infrastructures aéroportuaires, et la mise en place d’équipement modernes. On pourra citer entres autres la construction de la nouvelle aérogare de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé -Tokoin qui a été doté de 11 pistes de stationnement ; et la construction du 3 e quai de 450 m de long et 15 m de profondeur au port Autonome de Lomé. Toutes ces réalisations ont permis de donner beaucoup plus d’attractivité et du répondant au Togo, facilitant ainsi sa connectivité avec le reste du monde.

Au regard de l’importance stratégique du secteur, et surtout des attentes du gouvernement en ce qui le concerne, on a quand même envie de se questionner sur les défis qu’il devra relever afin de contribuer plus efficacement à l’intégration régionale et à la mobilisation des ressources pour le développement du Togo.

Dans le dynamisme de la modernisation des infrastructures en général, afin d’accélérer la croissance économique au togo, nombreux sont ses acteurs du domaine qui pensent que dans une certaine mesure, il s’agira essentiellement de poursuivre la politique des grands travaux initiée par le projet TOGO VISION 2030.

Perspectives

Cette politique devra donc selon ses acteurs du domaine, se poursuivre afin de permettre une plus grande couverture des infrastructures. Aussi devra-t-il, parlant du secteur, uniformiser les travaux d’aménagement tant dans les zones urbaines que dans les zones rurales. Pour ce faire, elle devra s’appuyer sur ses partenaires du secteur privé. Car, comme le pensent également certains spécialistes, sans la présence effective du secteur privé dans la réalisation des œuvres du secteur public, toutes ces politiques de développement qu’on élabore ne garantiront pas plus de résultat qu’il en nécessitera.

De plusieurs façons, il est d’une évidence remarquée à travers ces dernières années, que le secteur de l’infrastructure et du transport au Togo a bel avenir devant lui, cependant vivement que toutes les bonnes actions et décisions soient consolidées afin de faire du pays de Faure Gnassingbé, un véritable « hub logistique » comme le prévoit l’axe 1 du Plan National de Développement (PND).