Togo : l’investissement privé, solution pour relancer l’économie post-coronavirus selon le groupe de la Banque Mondiale

La crise provoquée par la pandémie de la Covid-19 (apparu en janvier dernier en Chine, principalement à Wuhan) a eu d’importantes répercussions sur l’économie togolaise et pourrait ainsi faire chuter la croissance de 3. 5 % en 2019 à 2. 2 % en 2020, selon le dernier rapport du groupe de la Banque mondiale sur la situation économique au Togo.
D’après David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale, les mesures de restriction de mouvements et de distanciation sociale, la fermeture des frontières, les restrictions du trafic aérien ont porté un coup très, très dur à l’activité économique togolaise.
Cependant, la croissance devrait trouver progressivement le niveau d’avant crise à partir de janvier 2023. “La pandémie mondiale de coronavirus a eu un effet négatif important sur les secteurs public et privé et pourrait ainsi compromettre l’atteinte des objectifs du PND”, a ajouté Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
Selon ce dernier, le secteur privé joue un rôle primordial dans la relance de l’économie post-coronavirus et aussi dans le Plan National de Développement 2018-2022 (PND).
“Il est ici question de renforcer le capital humain, d’alléger le poids de la fiscalité sur les sociétés, de réduire les coûts d’accès aux services de télécoms et à l’électricité, d’améliorer la qualité et de faciliter l’accès au financement”, souligne Victoire Dogbé, directrice de cabinet du président Faure Gnassingbé.
Un secteur privé dynamique permettrait ainsi de renforcer l’augmentation de la productivité, primordiale à la croissance économique de moyen terme, la création d’emplois et l’accumulation du capital physique. Il est important de souligner que “les perspectives de croissance seront fortement affectées par l’intensité et la durée de la crise du nouveau coronavirus. La diminution de la croissance mondiale combinée aux dispositions de prévention pour limiter le virus pourrait, selon David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale, réduire les exportations, la consommation domestique et la production.
Les recettes pourraient chuter radicalement alors que les dépenses additionnelles sont essentielles, voire primordiales, afin de protéger les ménages et les sociétés les plus affectées par la crise du coronavirus, et d’apporter une réponse économique et sanitaire robuste.
Pour atténuer ces risques, le groupe de la Banque Mondiale invite la République togolaise à lever toutes les contraintes structurelles au développement du secteur privé.

Le groupe de la Banque Mondiale suspend la publication de son rapport ‘Doing Business’

Le GBM vient d’annoncer la suspension du rapport ‘Doing Business’ qui évalue l’environnement des affaires dans plus de 180 pays dans le monde.
La raison ? D’importantes irrégularités ont été signalées, selon David Malpass, le président du groupe de la Banque Mondiale, concernant des modifications apportées aux données des rapports DB 2019 et DB 2020.
En effet, selon Info togolaise, plusieurs pays africains se sont emparés de ce document ces cinq dernières années afin de mener à bien diverses réformes clés. La publication annuelle de ce rapport a aussi fait de cet indicateur un facteur de motivation pour plusieurs États.